Biographie Mise

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Joseph, le papa d'Artémise

Joseph, le papa d’Artémise

C’est à bord d’une péniche que fut engendrée Artémise, fille d’un artisan marinier et d’une ex-danseuse du Crazy Horse. Son père lui légua un solide bon sens rustique, ainsi qu’un penchant pour les liquides ; de sa mère, elle hérita d’une silhouette gracile et d’un port altier qui l’exposèrent de bonne heure à l’enthousiasme viril.

Les premières années d’Artémise furent paisibles. A bord du Picardie, automoteur de 38 mètres, elle sillonna fleuves et canaux d’en France. C’est sur les berges du Rhin qu’elle prononça ses premiers mots (« Kusekpapa ! »), et sur celles de la Saône qu’elle fit ses premiers pas. 

« J’sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été attiré par l’eau » plaisantait souvent Joseph, son père. « Non non, c’est par le whisky », s’empressait de rectifier son épouse Thérèse, au cours des innombrables crises qui jalonnèrent leur union. « Ferme ton claquemerde ! », répliquait invariablement son mari (manquant rarement une occasion de joindre le geste à la parole). Las… Le destin départagea les tourtereaux pour donner cruellement raison à Thérèse. Le 17 janvier 1990, une cirrhose emporta Joseph, condamnant sa veuve et sa fille à une errance proche de la clochardisation.

Quelques mois plus tard, toutes deux firent souche dans une contrée champêtre et ignorée de tous – même des cartographes de l’IGN. Il leur fallut du temps pour être acceptées par leurs nouveaux voisins, des individus aux moeurs parfois sauvages et néanmoins emplis d’une bienveillance pudique. Les historiens peinent encore à déterminer l’origine des yeux bridés qui caractérisent le faciès des autochtones. D’aucuns prétendent qu’on tient ici le vestige phénotypique du déferlement des Huns ; d’autres soutiennent que les pratiques nuptiales pluri-séculaires (forte consanguinité) en sont à l’origine.

VUILLEMIN-0105A l’âge de quinze ans, Artémise découvre l’Amour, le grand, le vrai. Celui qu’on exalte dans les productions cinématographiques les plus créatives. Celui qu’on ne peut connaître que dans les bras d’un homme entier et vigoureux, que nul ne saura dissuader une fois sa décision prise. Dès lors, Artémise accomplit sa nature de femme, multipliant les expériences hédonistes, aussi bien à travers une sexualité ludique et gloutonne, ou par l’expérimentation des paradis artificiels.

Au sortir de l’adolescence, poussée par un atavisme irrépressible, Artémise entendit l’appel du grand large et quitta le giron maternel. Insouciance et volupté caractérisèrent ces années de bohême, qu’elle définit aujourd’hui comme l’apogée de son existence. Joignant l’utile à l’agréable, elle exerça la vénérable profession d’escort-girl, où cent fois elle connut des moments de plaisir réciproque en compagnie de gentlemen.

Frappée par la limite d’âge (26 ans et demi), elle tira sa révérence mi-2011, puis se sédentarisa sur un forum de discussions enfiévrées mais toujours courtoises. C’est ainsi qu’elle sympathisa avec Jean-Michel Spermufle, qui, un an plus tard, l’invita à rejoindre son équipe de polémistes-dans-le vide. Souhaitons la bienvenue à Artémise !

Spermufle porte un regard admiratif sur son amie Artémise

Spermufle porte un regard admiratif sur son amie Artémise

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