Un mariage follement gay

(14/02/2013 by Spermufle)

Le mois de février 2013 a vu la concrétisation d’une avancée historique pour les droits des homosexuels de France. Il leur est désormais possible de se marier civilement ; union reconnue par le législateur comme foyer à part entière, puisque les couples gays peuvent désormais adopter des enfants (et non plus exclusivement des animaux de compagnies)..

La France épouse ainsi la trajectoire des pays Scandinaves, Ibériques, du Bénélux, du Canada, de l’Argentine et de l’Afrique du Sud, de même que certains états Américains et Brésiliens, pour mettre fin à la discrimination matrimoniale fondée sur l’orientation sexuelle. Discrimination niée par les opposants au projet de loi : jamais à court de sophismes, ces derniers prétendent que les gays avaient déjà le droit au mariage… à condition d’épouser un individu du sexe opposé, Autrement dit, les hétérosexuels détenaient jusque lors un privilège : pouvoir convoler sans faire fi de ses préférences sexuelles. Quoiqu’il en soit, les partisans de l’égalité des droits ne peuvent que se réjouir, de même que tous ceux qui se tiennent à distance de l’injonction hétéronormative.

tableau2

Comme en témoigne le graphique ci-dessus, cette nouvelle loi suscite partiellement l’adhésion populaire. Une enquête récemment pratiquée par l’IFOP montre que les deux tiers des sondés sont favorables au « mariage pour tous ». La moitié seulement adhèrent au droit à l’adoption pour les couples homosexuels; il est fort possible que la menace d’une légalisation de la Gestation pour Autrui, autrement dit le recours à des mères porteuses, ait constitué un facteur de raidissement de l’opinion sur la question. La réticence à la GPA est bien compréhensible : il ne s’agit ni plus ni moins que de prostitution utérine. Il est d’ailleurs probable qu’au cours des semaines à venir, les journaux nous abreuvent d’histoires à faire pleurer dans les chaumières. Des femmes raconteront comment elles se sont généreusement dévouées pour porter le bébé de leurs amis homos ; la réalité de la GPA est moins reluisante, car dans la majorité des cas, des Occidentaux louent à vil prix l’utérus d’une femme du Tiers-Monde.

Il me semble utile d’établir une typologie des opposants, qui se répartissent majoritairement en trois groupes :

  • Les Religieux

Le Religieux a tendance à être déconnecté du réel

Le Religieux a tendance à être déconnecté du réel

Principalement représentés par les organisations catholiques, en premier lieu Civitas, leur argumentation se fonde sur une homophobie à peine dissimulée. Selon eux, notre civilisation est vouée à un effondrement inexorable à cause du mariage gay. Sans pouvoir produire la moindre étude sociologique ou médicale, ils affirment que les enfants élevés par des couples homos sont exposés à de graves troubles du développement. En conséquence, les homosexuels assumés, qui revendiquent l’égalité des droits, ne peuvent qu’être les véhicules de notre décadence. L’agressivité de leur discours est directement reliée à leur perte d’influence progressive : la France se déchristianise inéluctablement, au point que l’épiscopat doit importer des prêtres étrangers. Notons au passage que ces Religieux défendent une conception du couple essentialiste et sexiste (complémentarité des rôles masculin et féminin, posés comme intangibles et d’essence divine), qui suscite la dérision car elle est exprimée de manière caricaturale ; pareils archaïsmes semblent à l’inverse totalement aller de soi dans d’autres contextes en apparence plus neutres. Le sexisme des philosophies orientales, avec ses rôles codifiés, sera d’ailleurs l’objet d’une prochaine bafouille.

  • Les Sceptiques

Le Sceptique est souvent invité à dîner, le mercredi

Le Sceptique est souvent invité à dîner, le mercredi

Une rengaine permet de les identifier facilement : « le mariage gay, ça doit pas être une priorité, y a des sujets plus urgents comme par exemple la pauvreté ». On ne les recrute pas nécessairement à Droite. Nombre d’entre eux sont les dignes héritiers des Communistes des années 70, réfractaires aux luttes sociétales de l’époque (le féminisme, par exemple) au motif que la cause du prolétariat était primordiale. Ils discréditaient ces revendications sociétales en les qualifiant de « bourgeoises », flattant ainsi les moeurs conservatrices des classes laborieuses (hétéronormativité) ; aujourd’hui, on utilise plus volontiers le terme de « bo-bo ». Les Sceptiques du mariage pour tous oublient une chose : le sociétal et l’économique s’inscrivent dans deux temporalités différentes et ne sont donc pas contradictoires. Une mesure sociétale a un effet immédiat ; une mesure économique met parfois des mois, voire des années, avant de porter ses fruits. En outre, l’Etat dispose d’une marge de manoeuvre quasi-illimitée pour légiférer sur les moeurs. On peut même soutenir que, dans nos démocraties modernes, le sociétal constitue le dernier domaine où nos élus ont encore un pouvoir réel. L’affirmation est loin de se vérifier s’agissant du domaine économique. Dans un contexte de mondialisation, et de pouvoir accru des organismes supra-nationaux voire trans-nationaux (grandes firmes), les Etats ont à présent une capacité moindre à influer sur le cours des évènements.

  • Les Indigènes de la République

"Il n'y a pas d'homosexualité en banlieue, que des pratiques homo-érotiques ; il n'y a pas non plus de racisme anti-blanc, juste de l'hostilité envers un groupe"

« Il n’y a pas d’homosexualité en banlieue, que des pratiques homo-érotiques ; il n’y a pas non plus de racisme anti-blanc, juste de l’hostilité envers un groupe »

Ce mouvement à l’influence politique mineure, mais dont la posture radicale et clivante vaut à sa porte-parole une forte exposition médiatique, tient sur la question du mariage gay un discours pour le moins ambigu. A en croire Houria Bouteldja, l’homosexualité serait une construction sociale impliquant une revendication identitaire, propre à l’Occident, mais ignorée chez les Indigènes (NDJMS : les non-Blancs) aussi bien à l’étranger que dans nos banlieues. Deux militants, Félix Boggio Ewanje-Epée et Stella Magliani-Belkacem, estiment d’ailleurs que « les conditions matérielles à l’émergence de ce qu’on appelle l’homosexualité ne sont pas forcément réunies » dans les banlieues (tout comme Houria Bouteldja, ils évoquent de simples « pratiques homo-érotiques »), et que « porter la revendication du mariage gay dans les quartiers populaires, c’est faire le jeu de l’impérialisme Occidental ». Dans un long billet, Bouteldja semble absolument terrorisée à l’idée que des Indigènes finissent par développer une identité sociale et politique Homosexuelle. Soit c’est par homophobie sournoise, soit c’est par refus d’une diffusion des concepts dans le cadre d’échanges culturels, principe qui a pourtant cours depuis l’aube de l’humanité. Dans ce cas il s’agirait d’une banale posture d’identitaire semblable à celle de l’Extrême-Droite. Voilà le décalque du discours Soralien : affaiblissement du groupe grâce à la diffusion des valeurs homosexuelles par une force extérieure.

Bouteldja explique également l’homophobie des Indigènes par la « résistance farouche à l’impéralisme Occidental » ; homophobie importée selon elle lors de la colonisation, comme si, par exemple, le Coran et les Hadiths ne condamnaient pas l’homosexualité (cf versets sur « le peuple de Loth »). Bref, les non-Blancs ne sauraient être blâmés pour des comportements homophobes qu’elle ne conteste pas. Notons au passage que, parmi les députés de Gauche hostiles à la loi sur l’adoption par les couples homos, les élus Antillais et Réunionnais sont sur-représentés.

La porte-parole des Indigènes relaye dans son texte un discours différentialiste (dialectique Eux vs Nous) qui contient les germes d’un traitement politique puis législatif distinct. Aboutissement logique : la loi du Colon est par définition illégitime pour les Indigènes. Félix Boggio Ewanje-Epée a d’ailleurs indiqué être favorable aux tribunaux confessionnels. Autrement dit, que les citoyens Indigènes puissent réclamer un régime juridique dérogatoire à celui de la République. Celui de la Charia, par exemple… Quand on connaît la violence et la pression normative qui existe dans de nombreuses cité-dortoirs, on peut se demander si ce « choix » sera à tous les coups librement éclairé et exonéré de toute pression. Ce ne serait ni plus ni moins que le rétablissement du Droit Coutumier (individus jugés sur la base d’une appartenance ethno-culturelle indépassable) qui se profile en cas  d’application des idéaux de ce mouvement.

Gilbert & George ne seront plus obligés de cacher leur amour

Gilbert & George ne seront plus obligés de cacher leur amour

Il m’a paru nécessaire de m’attarder sur le cas des Indigènes de la République. Ce groupe diffuse des idées qui le classeraient automatiquement à l’Extrême-Droite, s’il ne s’abritait pas derrière un paravent anti-raciste. A en juger par les réactions à leurs publications sur Rue89, fort heureusement seuls quelques lecteurs se sont laissé berner. Ceux-ci oublient que chaque groupe opprimé a sa dynamique propre, et que tous n’ont pas des intérêts nécessairement concordants. En d’autres termes, les ennemis de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis…

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13 commentaires pour Un mariage follement gay

  1. PetitePatateVénale dit :

    Oui, bien sûr.. On va faire des systèmes juridiques selon les religions de chacun, dans un état qui tend de plus en plus vers une laïcité absolue, TOOTAFAY !!

  2. Les positions du Parti des Indigènes de la République, les propos d’Houria Bouteldja ou d’autres méritent d’être discutés et critiqués. Mais ils méritent de l’être pour ce qu’ils sont : à savoir une critique radicale des relations sociales de domination de race, formulée par ceux là même qui sont infériorisés. Et, ici, plus précisément une critique de l’universalisme impérialiste de ces catégories occidentales de la sexualité que sont l’hétérosexualité ou l’homosexualité envisagées comme des identités et communément présentées come alant de soi.
    Ces propos ne méritent certainement pas l’accueil insultant, calomniateur et méprisant que leur réserve le discours dominant – un accueil dont ils sont par ailleurs assurés.

    Je vous lis depuis quelques temps. Souvent avec plaisir. J’apprécie de lire un homme qui essaie de déconstruire un peu la masculinité. Je pense, pour m’y efforcer de mon côté aussi depuis quelques années et pour mesurer ainsi l’ampleur de la tache, que chercher à prendre conscience de ce que signifie être un homme dans une société sexiste, et hétérosexiste, demande un cerain courage, et je me suis réjoui de le retrouver chez vous.
    Auparavant, j’ai cru un temps que, comme je défendais déjà un point de vue libertaire et égalitaire, mon « féminisme » devait aller de soi. Des féministes m’ont douloureusement appris combien je me leurrais, combien leur parole de dominées était indispensable pour qu’un homme, même libertaire, même « pro-féministe », commence timidement de prendre conscience d’une position de dominant qui ne dépend pas de sa bonne ou mauvaise volonté, mais d’abord de rapports sociaux de domination dans lesquels il se trouve pris, comme les dominées. Et combien les catégories politiques traditionnelles étaient peu pertinentes pour aborder la critique des rapports sociaux de domination.

    Très récemment, là où je me trouve, j’ai combattu l’insupportable et méprisant tintamarre de la bêtise homophobe qui squattait des médias complaisants – sans pour autant me faire d’illusions sur les bienfaits du mariage « pour tous ». Avec simplement le plaisir de penser que la vieille homophobie reculera un peu.

    Je n’expose tout cela que pour que vous situiez un minimum mon propos.

    Je découvre en vous lisant aujourd’hui que, tout en vous pensant vous-même probablement sincèrement « anti-raciste », vous ne savez manifestement pas ce que signifie être ou ne pas être blanc dans une société post-coloniale, ni ce que signifient réellement les rapports sociaux de domination de race.

    Vous avez dû effectuer, sur vous même, un travail de déconstruction du masculinisme, un travail de déconstruction du masculinisme du discours dominant et des automatismes qu’il génère chez chacun, pour commencer d’entendre ce que pouvaient dire et écrire des féministes radicales. C’est que leur propos tranche brutalement d’avec les discours qui ont cours, en public comme en privé. Il tranche même tout autant avec les discours de gauche, y compris « extrême ». Il tranche avec le simplisme de la vieille (et pour autant plus que nécessaire) critique des inégalités économiques. Il a d’ailleurs longtemps été méprisé à gauche au nom de la défense de celle-ci – il l’est souvent encore.
    Imaginez-vous que les rapports sociaux de domination de race existants, et la position de dominant comme l’adhésion à l’idéologie et au discours post-colonial empêchent tout aussi radicalement d’entendre le discours décolonial. Entendre la critique de ces rapports, au sein de relations de domination de race, voilà qui ne s’improvise pas plus que d’entendre la critique féministe radicale – pas plus pour une femme que pour une personne racisée. Le discours décolonial demande à celui qui le reçoit un travail critique, un travail de déconstruction du racisme du discours dominant dans lequel, avec lequel il s’est constitué . Un travail de recul, de déprise, de déconstruction similaire à celui que vous avez entrepris à propos du sexisme.

    Je ne saurai donc trop vous inviter à courir de risque de devoir renoncer aux certitudes confortables et à l’universalisme dont vous faites imprudemment montre ici, pour aborder ce travail critique. Ne serait-ce que pour vous éviter l’embarras de vous retrouver, comme sur ce post, à répèter sans réfléchir des calomnies et des insultes propagées par d’autres blancs, certes de gauche, et qui veulent bien être antiracistes : mais seulement aussi longtemps que les noirs et les arabes ferment leur gueule, ou qu’ils répètent gentiment ce que les blancs antiracistes disent. De ces blancs de gauche comme Caroline Fourest, prompts à s’afficher antiracistes et antifascistes – mais qui hurlent au fascisme et à la censure lorsque les racisés prennent la parole. De ces blancs de gauche qui n’ont rien de plus pressé que de faire taire les racisés – c’est pour leur bien ! – lorsqu’ils s’emparent du pouvoir de nommer et de se nommer eux-mêmes jusqu’ici réservé aux seuls légitimes, les dominant. Qui menacent les racisés de procès, les calomnient et les anathémisent – comme un Charb dans Charlie-Hebdo -, lorsqu’ils sont confrontés à un chahut universitaire ou à l’attribution d’un prix satirique. De ces blancs de gauche antiracistes qui préfèrent voisiner le cas échéant avec plusieurs ministres de l’intérieur (blancs, républicains, et de droite!), plutôt que d’accepter de questionner avec les racisés leur universalisme blanc.
    Parce que les accusations de racisme et d’homophobie, répètées ici à l’égard des Indigènes de la République sont en l’état ineptes, et ne peuvent être proférées que depuis ce discours dominant – tout comme ces accusations grotesques régulièrement portées à l’égard des féministes sitôt que leur discours apparaît, qui ne tiennent jamais que considérées depuis l’intérieur du masculinisme : depuis un masculinisme qui ne ne se pense pas lui même, qui n’a pas conscience de ce qu’il est et qui refuse de se penser. Je ne prendrai donc pas la peine de chercher maladroitement à démentir les unes après les autres à leur place les calomnies et les accusations proférées à l’encontre des Indigènes de la République : parce qu’aucune ne mérite d’être considérée, toutes relèvant d’un même mépris dominant pour des inférieurs – ici, racisés – que vous devez, à priori, être capable de concevoir. Ce d’autant plus qu’Houria Bouteldja a eu la générosité, la patience et la pédagogie de prendre la peine de préciser son propos, à l’égard des éventuels lecteurs de bonne volonté. La formulation d’une critique de rapports de domination se heurte le plus souvent à cette guerre permanente imposée aux dominés que sont les rapports de domination.

    Pour ma part, ma déconstruction de ma propre position de dominant dans les rapports de domination de genre se nourrit de ma déconstruction de ma position de dominant dans les rapports de domination de race. Et réciproquement.
    Par exemple, je ne considère pas que la critique décoloniale, telle que formulée par les Indigènes de la République, et quelques autres tout de même (le corpus d’études sociologiques qui leur est consacré en français, est d’ors et déjà conséquent, et difficilement réductible à un courant homophobe ou raciste, ou même seulement « issu de l’immigration », au sein des sciences sociales…), et la critique féministe radicale ou les études de genre seraient deux pensées vouées à s’opposer – elles ne s’opposent de fait, comme se complaît à le concevoir en étrange compagnie une bonne partie de la gauche blanche très satisfaite de sa position de dominant dans les rapports de domination de race, que dans l’optique de l’idéologie du clash des civilisations. Elles ne s’opposent que dans l’optique d’une main-mise nationaliste sur les luttes féministes ou homosexuelles – il se trouve que nous assistons effectivement depuis plus d’une décennie à une recomposition des idéologies d’extrême droite incluant un féminisme et une défense des homosexuels de façade comme constituants de la supériorité occidentale.
    Au contraire, ce sont les critiques de deux des rapports de domination qui imprègnent et constituent une même société, celle dans laquelle nous vivons, dans laquelle nous nous constituons vous comme moi. La critique de l’universalisme blanc et occidental y fait écho à la critique de l’universalisme masculin hétérosexiste. Les deux m’apprennent également où je me situe – et de quels privilèges je jouis en tant qu’homme et blanc aux yeux de la société. Mes lectures de James Baldwin, de Franz Fanon ou d’Albert Memmi résonnent avec celles de Christine Delphy, de Léo Thier-Vidal ou d’Andrea Dworkin. Houria Bouteldja et Saïd Bouamama dialoguent fructueusement avec Pierre Tévanian et Sylvie Tissot. Et j’en passe.
    Je suis tout aussi reconnaissant envers les Indigènes de la République de cette leçon qu’ils me donnent qu’envers les féministes radicales actuelles.

    Vous avez su commencer d’écouter ce que les féministes avaient à vous dire de votre condition privilégiée d’homme dans une société sexiste. J’en conclus que vous disposez des outils requis pour considérer qu’en dépit de l’infériorisation permanente dans laquelle ils sont maintenus, la parole des racisés est elle aussi digne d’attention. Que ce qu’ils ont à dire est de nature à bousculer quelques unes des plus établies de nos vieilles certitudes de dominants sûrs de leur fait – ici, sur l’universalité de l’homosexualité et l’hétérosexualité conçues comme des identités.
    Et que plus encore, les rares occasions où cette parole parvient à se faire entendre sont précieuses, que toute parole de dominé demande un courage, une abnégation et une combattivité, une intelligence critique qui méritent d’autant plus le respect. Parce que nous sommes tous, de prime abord, invités à la déconsidérer, et à la juger péremptoirement, du fait du lieu, de la position de dominé d’où elle provient.

    Peut-être ce long commenaire sera-t-il vain. Peu importe. Je préfère courir le risque de faire confiance à votre intelligence, et à l’expérience de déprise et de déconstruction que vous avez déjà dû acquérir.
    Je souhaite que vous parveniez un jour à commencer de lire et écouter aussi ce que les racisés ont à dire de cette même société – et de ces rapports de domination de race, hérités du colonialisme, qui la constituent, comme de la complexité de l’intrication des divers rapports sociaux de domination dans lesquels vous comme moi comme les Indigènes de la République sommes pris – quoique nous trouvant en des positions différentes.

    • spermufle dit :

      Vous avez parfaitement raison : ce commentaire est vain. J’avais pas été particulièrement convaincu par Bouteldja ; je le suis encore moins par ses exégètes. Quand des « racisés » se comportent comme des identitaires d’Extrême-Droite, je ne peux pas les suivre, désolé.

  3. Quel que soit le système de rapport sociaux de domination considéré, on peut en effet être assuré que les bénéficiaires y excelleront à user benoîtement du pouvoir de nommer conféré par leur position de dominant: et à affubler à leur guise celles et ceux des dominé-e-s qui en élaborent la critique du masque le plus sordide.

    Ce pouvoir de nommer ne saurait dissimuler pour autant la pauvreté et la grossièreté de la réduction – des unes au puritanisme religieux, des autres à la barbarie, ou à l’extrême droite et à ses lubies identitaires, voir tout cela à la fois, pour les pires – à laquelle les dominants doivent recourir pour discréditer une parole critique: une réduction qui en même temps discrédite définitivement la parole des dominé-e-s et les figures qui la portent – hystériques, frigides, pervers, ratés et fainéants ou barbares fascisants – et qui les flatte, eux, comme dominants. Qui fait ressortir les défauts congénitaux, les tares essentielles des dominées – et magnifie l’excellence des dominants.
    Tout comme l’emploi de ce pouvoir de nommer dessine l’univers mental de ces dominants, et la place qu’ils s’y octroient. Eux sont li-bé-raux: leurs bonnes intentions, leur courage et leur générosité ne sauraient jamais être mis en doute. D’autant plus que nos chers hommes blancs (et plutôt aisés financièrement) se trouvent justement être les inventeurs de ce libéralisme: après tout, ils auraient pu en rester aux anciens rapports de domination, quand l’église et les institutions maintenaient les femmes à la maison, quand la vie publique était strictement masculine, blanche et hétérosexiste, quand l’homosexualité n’existait pas, quand le colonialisme maintenait fermement et officiellement les indigènes à leur place.
    Mais non: ils ont donné aux inférieurs les droits de l’homme, et l’égalité en droit, je suppose que vous êtes au courant. Et les femmes, les étrangers, les pauvres, les pédés, les noirs et les arabes sont donc invités à venir prendre humblement des leçons chez les hommes blancs riches et hétérosexistes, et à les répéter: de là à s’imaginer pouvoir parler depuis leur propre position de dominés, encore moins à en donner, il y a un gouffre que la bienséance interdit de franchir.
    D’ailleurs, les dominants libéraux n’acceptent jamais de se connaître d’ennemis que sur leur droite, le plus extrême possible (on y rencontre, en plus de l’extrême droite traditionnelle, les féministes castratrices et autoritaires, et les indigènes identitaires, etc – tandis que sur leur gauche, il n’y a personne – sauf peut-être quelques exaltés, égarés, incurables utopistes, ou vestiges folkloriques de révoltes mortes et enterrées).
    Peut importeront jamais les arguments que vous tenterez de faire valoir face à eux: le simple fait d’oser commencer de déconstruire leur position vous vaudra d’être immédiatement assimilé, d’une façon ou d’une autre, à la droite extrême, et vous vaudra un de ces jolis points Godwin (à découper au burin sur votre écran).
    Cet anathème dispensera de devoir jamais examiner honnêtement le contenu de vos propos.

    Je n’ai donc pas le pouvoir de vous empêcher de mépriser une critique décoloniale qui déborde pourtant largement le seul Parti des Indigènes de la République. Ni celui de vous empêcher de la disqualifier hâtivement, comme se plaisent à le faire d’autres à gauche, en prétendant voir chez ceux qui la formulent des similarités avec les identitaires d’extrême-droite, en effet.

    Mais j’apprécie de vous voir combattre des masculinistes qui ne s’ignorent pas tous, lorsqu’ils se plaisent à prétendre qu’en matière de prostitution, il n’y a pas de système prostitueur, mais l’imprescriptible liberté de vendre des services sexuels, et que la critique abolitionniste ne peut être que le fait de sinistres et liberticides moralistes, à la fois ennemis du sexe, des hommes et du plaisir.
    Ne serait-ce que je sais que vous y goûtez aussi certains de ces mécanismes élémentaires que l’on retrouve à l’oeuvre sitôt que l’on commence de s’en prendre sérieusement aux discriminations, aux inégalités, et aux systèmes qui les organisent, les génèrent et les entretiennent.

    • spermufle dit :

      Il existe une différence fondamentale entre vous et moi : je ne diabolise pas par principe ce qui vient des « Blancs » (et d’ailleurs, le féminisme et l’antisexisme sont des concepts théorisés par les »Blancs ») au motif qu’ils sont les « dominants », et je n’absous pas par principe les comportements merdiques qui émanent des « dominés ». Vous pratiquez une perversion de la pensée humaniste. Dans un conflit qui oppose un dominant à un dominé, vous donnez par principe raison au second. Et puis qui parle de « défauts congénitaux », ici, si ce n’est vous, en me prêtant des desseins que je ne poursuis pas ?

  4. Je dénie volontiers aux privilégiés – dont je suis – leur prétention à juger objectivement, selon les catégories qui les arrangent, du comportement comme des propos des dominés – prétention dont les dominants usent et abusent justement parce que dominants.
    C’est là tout autre chose qu’absoudre et diaboliser. Cela ne signifie pas que les dominés seraient eux, à contrario, seuls capables de jugerments objectifs, ou non critiquables, ou incapables de « comportements merdiques ».
    Mais cela signifie que les propos des uns comme des autres sont toujours situés, et s’inscrivent dans ces rapports de domination.
    Et qu’à ce titre, il ne saurait y avoir de réciprocité ni d’équivalence qui tienne: par exemple, la haine de dominés pour des dominants, pour déplorable et regrettable qu’elle puisse être, ne saurait être jugée dans les mêmes termes que la haine des dominants pour les dominés. Et je pense avec Albert Memmi que, par exemple, le racisme est une prérogative du Pouvoir. (il parlait, pour ce qui est de la haine des racisés envers les blancs, de « racisme édenté »)

    Par ailleurs, ce sont toujours les dominés, ceux qui subissent les rapports de domination, qui en prenant la parole et en imposant un autre discours que le discours dominant (qui est aussi le discours des dominants), qui rendent possible (bien que cela soit désagréable) un début de prise de conscience de leurs privilèges par ces dominants. (C’est une chose d’en jouir au quotidien comme d’un dû, et une toute autre d’avoir conscience qu’il s’agit de privilèges)
    Comparer les Indigènes de la Républiques aux Identitaires est donc au mieux un grossier abus de langage (dont vous n’êtes pas l’auteur), mais ça n’est pas un abus de langage innocent, ni un abus de langage qui survient par hasard. C’est une calomnie qui trahit, suppose, implique une lecture méprisante de leurs propos – une lecture surplombante, qui savait déjà avant de les lire, mieux qu’eux, ce qui était bon pour eux: et qui condamne ainsi irrévocablement un propos autonome remettant en cause la légitimité du dominant de façon radicale.

    Encore une fois, je suis le premier à penser que tous les propos sont discutables, et doivent être discutés. Mais cela suppose d’accepter de reconnaître d’abord d’où l’on parle soi-même, au sein des rapports de domination, de reconnaître quelle langue on parle, et d’accepter en conséquence de mettre en question, de mettre en jeu ses propres concepts: c’est à dire de renoncer au privilège de se croire naïvement seul légitime et universel.
    Y parvient une partie de la gauche – celle qui ne condamne pas d’avance les propos, même discordants, des dominés. On peut le constater par exemple ici:
    http://espacepolitique.revues.org/index1813.html
    ou ici
    http://multitudes.samizdat.net/La-Democratie-sexuelle-et-le
    ou encore ici:
    http://gss.revues.org/index1957.html
    ou même ici
    http://lmsi.net/?debut_articles=10#pagination_articles
    Force est d’admettre que ces lectures nous éloignent quelque peu de ces caniveaux intellectuels où pataugent aussi bien les Soral que les complotistes et autres nationaux identitaires divers et avariés – caniveaux où les jugements péremptoires aimeraient bien renvoyer ces indigènes qui doivent sûrement penser mal (vu qu’ils sont indigènes et qu’ils tiennent des discours qui ne ressemblent pas au gentil suivisme que la gauche attendait d’eux).

    La critique décoloniale s’efforce de déconstruire les catégories occidentales, et, ici, la pensée occidentale des identités sexuelles. Ne serait ce que parce qu’il a existé d’autres modes de conception des comportements homo et hétérosexuels, qui ne passaient pas par la construction d’une identité homo ou hétérosexuelle telle que nous l’entendons, telle que l’entend la loi sur le mariage.
    Cette déconstruction, cette critique de la prétention à l’universalité des catégories occidentales est bien plus inacceptable encore aux yeux de bien des humanistes de gauche – mais pas de tous -, que ne pourrait l’être la bêtise d’un discours homophobe.
    Il faut dire que la confrontation à la bêtise crasse et à la haine homophobe (excusez le pléonasme) ne menace en rien les certitudes de cette gauche, et lui permet de briller facilement, justement – tandis que la déconstruction de catégories certes humanistes mais dominantes, mais de dominants dans les relations de domination de race, n’a à offrir à cette même gauche que l’inconfort du constat de sa suffisance, et la déconvenue de devoir attribuer sa générosité à sa position dominante plutôt qu’à son excellence.

    La lutte contre l’homophobie, c’est bien. Mais aussi, c’est bien… loin d’être suffisant, et loin de se réduire à ce qu’en disent les seuls blancs. Cela ne se résume pas à un axe libéralisme sexuel VS homophobie; parce que cette lutte contre l’homophobie se déroule sur le même terrain et en même temps que d’autres rapports de domination que ceux qu’impose l’hétérosexisme. Parce que, dans une certaine mesure, et dans la mesure justement où ces autres rapports de domination ne sont pas pensés et critiqués ensemble, la lutte contre l’homophobie telle qu’elle est menée participe alors de ces autres rapports de domination. (Les homophobes sont présentés comme… pauvres, étrangers, etc.; et les Indigènes sont « pires que Civitas »! Et les misogynes ou le sexisme sont plus facilement traqués chez les pauvres et les étrangers que chez les députés et les cadres…)
    Voilà le fond des propos de pas mal de gens – sociologues, universitaires, militants féministes et antiracistes (pour faire court).
    Mais tenir ces propos, défendre cette position publiquement et sans concession vaut à Houria Bouteldja – à la fois femme et maghrébine – et aux Indigènes d’être aussitôt traités de fachos.

    (et cette fois-ci, étant parvenu à une formulation de mon propos qui me satisfait à peu près, je n’y reviendrai plus)

    • Ahriman dit :

      Vous êtes marrant avec votre concept de domination, mais sur quoi se base t’il ? En quoi un Blanc ou un Homme est il le dominant aujourd’hui objectivement ? Ne confondez vous pas plutôt droits élémentaires et privilèges ? Vous ditent que les Blancs sont dominants, en quoi ? Ou sont les lois qui sont faitent uniquement pour les Blancs ? Y a t’il une mention de la race sur nos cartes d’identité ? En quoi les soit-disant racisés vivent ils la même chose que dans l’Apartheid de l’Afrique du Sud ? Vous dominés qui ? Avez vous des esclaves ? Savez vous que l’esclavage est interdit par la loi de la République Post-Coloniale (qui est aussi Post-Ancien Régime et même Post-Néandertalienne puisqu’elle vient après eux) ? En quoi le fait d’être un Homme et d’être par conséquent de la chair a canon potentielle contrairement aux Femmes est il un privilège ? Il m’est arrivé de jalouser les Femmes pour cela pendant mon service militaire. Je suis Blanc et je ne suis pas riche, je vie depuis des années sous le seuil de pauvreté (même si je ne suis pas chiffonnier du Caire), et je n’est droit qu’a 40 Euros de découvert (La Poste), pas plus, donc vos généralisations quasi-Antisémites sur les Blancs qui sont tous riches me font bien rire. Pour votre gouverne, la composition démographique de la France change rapidement, la législation Antiraciste, le système associatif, Universitaire ainsi que la natalité au niveau mondial font que les soit-disant Indigènes ne sont pas des espèces en voie de disparition a protégé de toute urgence. Quand au fait que l’Homosexualité et l’Hétérosexualité seraient des catégories artificielles imposées par les Blancs, peut être devriez vous vous intéresser un peu plus a ce que signifient précisément ces mots (l’Homosexuel est une personne qui a des préférences ou pratiques sexuelles envers une personne de même sexe, l’inverse pour l’Hétérosexuel). En quoi les « quartiers populaires » selon l’expression consacrée serait ils colonisés ? Ils font partis de l’Etat Français pour ceux d’Ile-de France en tout cas depuis l’époque de Clovis, ils n’ont jamais étés des colonies, ce ne sont ni l’Algérie, ni le Sénégal, ni les Antilles, a moins que vous ne vouliez sous prétexte de les libérés de la Domination Blanche, qu’ils adoptent leurs propres lois, deviennent des Républiques ou des Emirats indépendants, et que des frontières et des douaniers y soient installés autour. Bref vos propos sont du grand n’importe quoi.

      • @Ahriman

        Je vous remercie d’avoir réagi à mon commentaire par un aussi vibrant témoignage de votre complète méconnaissance de notions sociologiques aussi étayées et élémentaires que celles de « système de domination » ou de « rapports sociaux de domination ».
        Hélas, si je veux bien être de bonne volonté, je n’ai pas la prétention d’être un remarquable pédagogue. Et quand bien même, croyez bien que je ne saurais où commencer pour essayer de répondre à une telle démonstration d’incompréhension.
        Non que je refuse la discussion: mais encore faut-il pour cela parvenir à parler une langue commune, et vous avez justement pris la peine de m’exposer longuement combien celle que j’ai employé ici vous était parfaitement étrangère – et combien, en conséquence, vous la jugiez évidemment impropre à seulement formuler une pensée pertinente.

        (Pour votre information, on me dit à moi aussi que je « suis » blanc. Et les définitions des économistes disent aussi de moi que, presque toute ma vie, j’ai vécu sous le seuil de pauvreté – parfois, au mieux, et temporairement, à peine au dessus. Aujourd’hui, à quarante ans révolus, je n’ai guère de perspectives de voir cette situation changer. Economiquement, je sais donc, bien que l’on puisse aisément trouver dans ce domaine précis bien plus défavorisé que moi, ne pas être un dominant. Mais je sais aussi que faire partie à plus d’un titre de dominants au sein de rapports de domination – de genre, race, sexualité… ne se traduit pas nécessairement en argent sonnant et trébuchant. )

        Et je vous laisse volontiers à vos certitudes touchantes et condescendantes quant à l’universalité des catégories que vous employez, comme à vos images au goût sinistre – « espèce à protéger », etc, qui sentent tout de même un peu leur fond de bonne grosse hiérarchie de races, avouée ou non.

  5. Ahriman dit :

    Pour terminer, savez vous au moins que la position culturaliste des Indigènes de la République sont commentées avec gourmandise par des partisans d’Eric Zemmour et des sites d’Extrême-Droite ? En quoi la position des Indigènes de la République sur la déviance Bourgeoise que serait l’Homosexualité fera t’elle tremblée l’hétérosexisme ou la domination de genres que vous dénoncez ? Mystère…

    • J’avais dit que je n’y reviendrais plus, mais je vais quand même m’essayer un peu à la pédagogie:

      La critique décoloniale ne prétend pas que l’homosexualité serait une « déviance bourgeoise ». (cette expression, reprise in extenso de la vieille homophobie « prolétarienne » d’il y a quelques décennies, me semble surtout trahir l’archaïsme des conceptions de lecteurs qui ne connaissant que le mépris et la haine des homosexuels – même s’ils ne les partagent pas – et s’avèrent incapables de concevoir, qui plus est chez les racisés, une possible critique de la catégorie « homosexualité »: c’est à dire, de ce concept, et de l’organisation sexuelle de la société qui repose sur un jeu de concept le comprenant).

      Par contre, la critique décoloniale étudie comment le système de rapports de domination de race s’articule aujourd’hui avec les autres rapports de domination. Et comment les promoteurs des rapports de domination de race justifient leur position en investissant et utilisant éventuellement à leurs fins les luttes existantes contre les systèmes de domination de sexe et de sexualité.
      La critique décoloniale (et les réflexions sociologiques sur l’intersectionalité) font l’hypothèse que les identités politiques « hétérosexuelles » comme « homosexuelles », que l’hétérosexualité et l’homosexualité comme identités sont des constructions occidentales. Elle font aussi l’hypothèses et qu’en tant que telles ces catégories et ces identités jouent aujourd’hui un rôle dans la pérennité des rapports de domination de race héritées du colonialisme. Parmi les arguments que la critique décoloniale invoque pour étayer la première de ces hypothèses, il y a par exemple le fait que, dans les autres cultures, les comportements hétéro et homo érotiques existant ne donnaient et ne donnent toujours pas lieu à la construction d’identités politiques semblables.
      (Pour vous en donner un exemple simple et très grossier, la notion d’hétérosexualité comme celle d’homosexualité telles que nous les comprenons communément aujourd’hui en France en particulier et en occident en général sont complètement inopérantes pour rendre compte de l’organisation sexuelle (pourtant indéniablement sexiste) de la société grecque de l’antiquité. cela ne veut pas dire que l’organisation sexuelle de cette société était meilleure ou pire que la notre: cela signifie que l’on peut aussi penser les comportements sexuels autrement qu’en recourant à ces deux identités là – je ne compte pas la bisexualité, qui se construit à partir des deux autres.).
      Quant à la seconde hypothèse – sur la façon dont les luttes menées sur le front du libéralisme sexuel peuvent être utilisées pour faire taire les racisés et contrer leurs luttes -, il me semble que la confusion opportune entretenue à gauche comme dans les quelques média qui en font l’écho, entre des comportements virilistes et homophobes observés en banlieue (mais observables aussi partout ailleurs, quoi que sous des modalités qui peuvent différer, et par exemple avec ou sans influence de l’islam) d’une part, et les critiques décoloniales formulées par un pan de la sociologie comme par les Indigènes de la République d’autre part, vient l’illustrer avec assez d’éloquence

      Pour ce qui est des tristes « penseurs » que vous avez brièvement évoqué, je ne perdrai pas une ligne à ajouter à la surmédiatisation de leur médiocrité intellectuelle.

  6. Nimesh dit :

    « spermufle dit :
    février 16, 2013 à 8:45
    Vous avez parfaitement raison : ce commentaire est vain. J’avais pas été particulièrement convaincu par Bouteldja ; je le suis encore moins par ses exégètes. Quand des « racisés » se comportent comme des identitaires d’Extrême-Droite, je ne peux pas les suivre, désolé. »

    voilà comment le féminisme radical est utilisé par les politiques pour rendre le racisme politiquement correct…

    • spermufle dit :

      Eh bien mon vieux, qu’attendez-vous pour tous nous traduire en Correctionnelle pour que nous répondions de notre « racisme » devant la justice ? Qu’on se marre un peu.

      • Artémise dit :

        Raciste, putophobe et féministe radical… Décidément tu cumules les tares mon cher Spermufle. Heureusement que notre ami est là pour te démasquer et prouver ce dont il t’accuse en étayant solidement son propos.

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